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(English) Use of Electronic Communication Devices by Canadian Drivers: Rural and Urban Sites Combined

Nom de fichier 5B-Jonah_FP_Distracted-Driving-Survey.pdf
Taille du fichier 488 KB
Version 1
Date ajoutée 16 juin 2014
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Catégorie 2014 CMRSC XXIV Vancouver
Tags Research and Evaluation, Session 5B
Author/Auteur Brian Jonah, Valerie Todd
Stream/Volet Research and Evaluation

Résumé

Nombre d’études épidémiologiques ont établi que l’usage au volant d’appareils de
communication électronique (ACE) comme les cellulaires, les téléphones intelligents et les
tablettes augmente les risques d’accident. Au Canada, cet usage a été évalué lors de l’enquête
nationale sur le port de la ceinture de sécurité. Dans le cadre des plus récentes enquêtes
canadiennes, on a observé un taux de 3,6 % de conducteurs utilisant de tels appareils portables
en milieu rural en 2009 et un taux de 3,3 % les utilisant en milieu urbain en 2010, soit un usage
combiné de 3,3 %, tous milieux confondus. La majorité des provinces et des territoires du pays
ayant adopté des lois pour proscrire ces appareils au volant, le Conseil canadien des
administrateurs en transport motorisé (CCATM) voulait savoir si la situation a évolué. Il a donc
mené une étude d’observation dans 286 milieux urbains en septembre 2012, suivie d’une autre
dans 252 zones rurales un an plus tard. Au total, 104 170 conducteurs de véhicules utilitaires
légers ont été observés alors qu’ils étaient immobilisés à un feu rouge ou à un arrêt, soit
70 686 par la première étude et 33 483 par la seconde. On consignait s’ils utilisaient un ACE
portable, le type d’usage qu’ils en faisaient (c.-à-d. parler, taper ou les deux), leur âge et leur
sexe, le nombre de passagers à bord et le type de véhicule. Afin d’estimer le taux et le type
d’usage d’ACE, la pondération des données s’est effectuée selon la population et le nombre de
véhicules passant à un emplacement étudié. Les résultats ont été compilés à l’échelle
nationale, par province ou territoire, puis selon différents sous-groupes (âge, sexe, type de
véhicule, nombre de passagers). Le pourcentage d’automobilistes canadiens utilisant un ACE
s’élevait au final à 4,4 % (± 0,4), avec une variation de 1,4 % à 8,7 % selon la province ou le
territoire. L’usage d’ACE était plus fréquent chez les jeunes conducteurs (moins de 25 ans), les
conducteurs de véhicules utilitaires légers et les conducteurs seuls, et légèrement plus marqué
chez les femmes. L’usage d’ACE était plus fréquent en milieux urbains (4.6%) que milieux
rurals (3.5%). Parmi les conducteurs observés, 1,6 % utilisaient leur ACE pour taper et 2,3 %
pour parler. Le nombre de ces derniers a d’ailleurs chuté de 58 % entre 2006-2007 et 2012-
2013 à l’échelle nationale. L’analyse détaillée des conducteurs parlant au moyen d’un de ces
appareils révèle une considérable diminution après l’entrée en vigueur de l’interdiction à l’Île-du-
Prince-Édouard, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, en
Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest.