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(English) Public Opinion Survey of Drugs and Driving in Canada

Nom de fichier 2B-Jonah_FP_Survey-of-Drugs-and-Driving-in-Canada.pdf
Taille du fichier 484 KB
Version 1
Date ajoutée 16 juin 2014
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Catégorie 2014 CMRSC XXIV Vancouver
Tags Research and Evaluation, Session 2B
Author/Auteur Brian Jonah, Valerie Todd
Stream/Volet Research and Evaluation

Résumé

L’étude vise à évaluer la connaissance qu’a le public de la conduite sous l’effet de la drogue et des
lois connexes, la perception de sa nature, son attitude à l’égard du problème et des mesures
dissuasives ainsi que le taux de déclaration de drogue ou d’alcool au volant. Les résultats obtenus
révèlent les groupes à cibler lors d’ une campagne de sensibilisation et contribueront à définir les
messages les plus efficaces. Au total, 1 500 Canadiens détenant un permis de conduire et ayant
pris le volant au cours des 30 jours précédents ont participé à l’étude de novembre 2012.
L’échantillonnage a été effectué selon la région afin de favoriser la comparaison à l’échelle
nationale. Compte tenu d’un taux de réponse de 27 %, quelque 80 % des répondants se sont dits
très préoccupés (6 ou 7 sur une échelle de 7 points) par l’alcool au volant, soit beaucoup plus qu’à
l’égard de la conduite sous l’effet de drogues illicites comme la cocaïne (67 %) ou du cannabis
(58 %). Si 85 % savaient que la conduite sous l’effet de la drogue représente un crime, seuls 16 %
étaient au courant que le permis est suspendu par la suite pour 12 mois, et la majorité (58 %) ne
24th Canadian Multidisciplinary Road Safety Conference, Vancouver, B.C., June 1-4, 2014 24ème
Conférence canadienne multidisciplinaire sur la sécurité routière, Vancouver, B.C., 1-4 juin 2014 Page 2
pouvait affirmer si leur province ou territoire la régissait au moyen de lois administratives. Selon
26 % des répondants, le taux de conduite sous l’effet de l’alcool avait augmenté au cours des
cinq années précédentes, ce que pensaient 41 % au sujet du cannabis. Environ 90 % croyaient
fortement que l’alcool nuit à la capacité de conduire, mais à peine 68 % étaient de cet avis en ce qui
concerne le cannabis. De même, un conducteur se fera très probablement arrêter et accuser s’il a
consommé de l’alcool selon 64 % des répondants, mais selon seulement 26 % s’il a pris du
cannabis. Quelque 16 % des conducteurs interrogés ont admis avoir pris le volant après plus d’une
consommation d’alcool au cours des 30 jours précédents, pourcentage baissant à 9,8 % pour les
médicaments sur ordonnance, à 8,6 % pour les médicaments sans ordonnance, à 2,4 % pour le
cannabis et à moins de 1 % pour les autres drogues illicites. On constate que les répondants sont
très favorables aux mesures comme la suspension immédiate du permis pendant trois jours en cas
de conduite sous l’effet de la drogue (76 %) et l’obligation du subir un test de dépistage d’alcool et
de drogue pour les conducteurs impliqués dans un accident grave (84 %), au contraire des tests de
dépistage de drogue au hasard (46 %). À la lumière des résultats, l’éventuelle campagne de
sensibilisation devrait s’adresser aux jeunes conducteurs faisant usage de cannabis et porter sur les
effets nuisibles qu’ont les drogues illicites et certains médicaments sur la conduite.