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(English) Motor Vehicle Collision Trends in Ontario’s Young and Novice Drivers: A Retrospective Cohort Study from 2001-2006

Nom de fichier 5A-Christopher-Meaney.pdf
Taille du fichier 68 KB
Version 1
Date ajoutée 8 mai 2011
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Catégorie 2011 CMRSC XXI Halifax
Tags Session 5A
Author/Auteur Christopher Meaney, Mary Chipman

Résumé

Objectif: La présente analyse vise à estimer et à comparer les taux bruts et les risques relatifs ajustés d’accidents de véhicules chez les jeunes conducteurs et les conducteurs débutants en Ontario. Cette analyse sera notamment axée sur la possibilité que les différences au niveau de l’ampleur des taux bruts et des risques ajustés puissent être justifiées par des facteurs comme la catégorie de permis, le sexe, l’âge et les antécédents de suspension ou de déclaration de culpabilité.

Méthodes: Une étude rétrospective de cohortes a été utilisée. Les dossiers des conducteurs qui détenaient un permis de catégories G1 (débutant), G2 (intermédiaire) ou G (pleins droits) en Ontario et qui étaient âgés de 16 à 24 ans le 1er janvier 2001 ont été sélectionnés d’une base de données du ministère des Transports de l’Ontario. La cohorte a été suivie du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2006. Les accidents signalés par la police qui ont eu lieu durant cet intervalle et qui mettaient en cause les conducteurs de chaque catégorie de permis ont été énumérés. Les taux des accidents (par 100 000 jours depuis que le conducteur a obtenu son permis) étaient calculés par catégorie de permis en fonction du moment de l’événement, du sexe, de l’âge au début de l’étude et des antécédents de suspension/déclaration de culpabilité. La régression binôme négative a été utilisée afin d’évaluer l’incidence ajustée de la catégorie de permis, du sexe, de l’âge et des antécédents de suspension/déclaration de culpabilité sur le risque d’accident. Toutes les statistiques sommaires et tous les modèles de régression ont été estimés à la suite de la reclassification de la variable des résultats afin de constater si l’agent de police qui a rendu compte de la collision avait jugé que la conduite du conducteur était convenable ou non.

Résultats: À la date où l’étude a commencé, les cas étaient répartis de la façon suivante : 3 621 conducteurs débutants (1 %), 133 515 conducteurs intermédiaires (48 %) et 142 245 conducteurs jouissant des pleins droits associés au permis de conduire (51 %). L’étude examinait un peu plus d’hommes (54 %) que de femmes (46 %). Au commencement de l’étude, 8 % des conducteurs étaient âgés de 16-17 ans, 52 % de 18 à 20 ans et 40 % de 21 à 24 ans. Le nombre total d’accidents survenus au cours des six années d’observation s’élève à 87 923. Le taux global d’accidents était de 14,37 par 100 000 jours depuis la délivrance du permis (95 % de l’IC : 14,27-14,47). Le taux d’accidents au niveau des catégories de permis débutant, intermédiaire et pleins droits était respectivement de 1,87, 20,58 et 14,01. Le taux d’accidents mettant en cause des hommes était supérieur à celui des femmes. Le taux d’accidents chez les conducteurs plus jeunes était également plus élevé. Le taux d’accidents des conducteurs qui avaient des antécédents de suspension ou de déclaration de culpabilité était plus élevé que ceux dont leur permis de conduire n’avait jamais été suspendu ou ceux qui n’avaient jamais été déclarés coupables d’une infraction au Code de la route. Les risques relatifs ajustés des modèles multivariés de la loi binomiale négative étaient conformes aux tendances observées dans le cadre des taux bruts.

Conclusions: Les programmes de délivrance graduelle des permis de conduire (DGP) sont mis en place afin de préparer les personnes à gérer de façon adéquate les risques associés à la conduite. La présente analyse a révélé que le taux d’accidents des conducteurs débutants était inférieur à celui des conducteurs intermédiaires, ce qui est probablement attribuable aux restrictions de DGP imposées à la catégorie de conducteurs débutants. Lorsque plusieurs restrictions sont levées, les taux d’accidents augmentent chez les conducteurs intermédiaires et dépassent même les taux des conducteurs jouissant de tous les pleins droits associés au permis de conduire. Cette constatation suggère que les conducteurs de catégorie débutant devraient suivre davantage de pratiques et de formations et qu’ils devraient être mieux informés, ou qu’il serait nécessaire de considérer un différent ensemble de restrictions à l’intention des conducteurs de catégorie intermédiaire.

Christopher Meaney, Mary Chipman