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Sécurité et marchabilité chez les piétons âgés : l’influence de l’environnement bâti objectif et subjectif dans une ville régionale

Version 1
Date ajoutée 29 juillet 2015
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Catégorie 2015 ACPSER XXV Ottawa
Tags Research and Evaluation, Session 6B
Author/Auteur Aimée Thouin, Marie-Soleil Cloutier
Stream/Volet Research and Evaluation

PowerPoint seulement

6B - Thouin

Résumé

Contexte
Au Québec, le poids démographique des aînés augmentera dans les prochaines années, autant pour sa métropole que pour ses régions plus éloignées. Or, ces régions éloignées sont bien souvent conçues de telles sortes qu’elles favorisent l’usage de véhicules motorisées, et non la marche. Comme les capacités physiques et mentales des aînés peuvent changer au fil du temps, ils devront possiblement délaisser leur permis de conduire. Cela amènera une augmentation des piétons âgés, et ce, même en régions éloignées. Est-ce que l’environnement bâti est favorable à leur sécurité, leur permet de marcher d’un endroit à l’autre aisément? C’est ce raisonnement qui nous a amené à vouloir étudier la sécurité routière et la marchabilité des personnes âgées en région.

Objectifs
L’objectif de ce projet est de combiner des mesures objectives et subjectives de l’environnement bâti d’une ville régionale (Rouyn-Noranda) afin de lui attribuer un certain pointage. Avec ce pointage, nous pourrons établir si le réseau routier est sécuritaire et marchable pour les aînés. Le tout sera cartographié, ce qui facilitera les diagnostics. En effet, il sera possible de visualiser quels tronçons du réseau routier sont à améliorer (soit le tronçon directement ou en améliorant les perceptions des aînés). La revue de littérature des études menées généralement dans des grandes métropoles nous a permis de relever quelques mesures qui peuvent affecter la sécurité routière et la marchabilité dans la ville régionale choisie.

Méthode
Nous avons tout d’abord mené des entretiens individuels avec des aînés. En leur demandant quels trajets ils utilisaient lors de leurs déplacements à pieds, nous avons pu ainsi identifier les tronçons à aller évaluer par la suite. Nous leur avons aussi demandé d’identifier les endroits qu’ils trouvaient moins sécuritaires, et à l’inverse, où ils aimaient aller marcher, etc. Ensuite, à l’aide d’un audit piétonnier spécialement conçus pour les aînés, nous sommes allées sur le terrain afin d’évaluer les différents tronçons de manière objective. Un système de pointage sera ensuite utilisé afin de classifier les tronçons.

Résultats
Les résultats préliminaires des entretiens avec les aînés font ressortir que :
Même une ville régionale propose des destinations de marche pour les aînés, bien qu’il y en ait peu, qui y marchent à la fois pour les loisirs (par exemple en milieu naturel : parc linéaire, boisé) et pour des motifs utilitaires (pharmacie, épicerie).
Les lieux pointés pour leur insécurité ont en commun d’être de grandes intersections (largeur et trafic routier plus importants). L’autorisation, pour les automobiles, de tourner à droite à un feu rouge a aussi été rapporté comme étant un élément insécurisant.

Discussion
Nos résultats donneront un portrait encore peu connu de la réalité des aînés en milieu urbain régional et pourront servir à établir de nouvelles normes d’aménagement des rues et des espaces publics pour améliorer la marchabilité.

Aimée Thouin, Marie-Soleil Cloutier