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MÉTHODE D’AIDE À LA DÉCISION POUR DÉTERMINER LA LOCALISATION DES PASSAGES BRIGADIERS DANS L’AGGLOMÉRATION DE MONTRÉAL

Version 1
Date ajoutée 28 juillet 2015
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Catégorie 2015 ACPSER XXV Ottawa
Tags Research and Evaluation, Session 2C
Author/Auteur Mathieu Rancourt, Marie-Soleil Cloutier
Stream/Volet Research and Evaluation

Pas de PowerPoint

Résumé

MISE EN CONTEXTE (BACKGROUND)
En 2012, 1 243 piétons de tous les âges ont été victimes d’un accident de la route dans la région de
Montréal. Les enfants d’âge primaire font partie des piétons plus vulnérables aux accidents en raison de
leur jeune âge (développement cognitif non-achevé) et de leur inexpérience. Dans cette optique, le
programme des brigadiers scolaires adultes vise à promouvoir la marche des écoliers tout en assurant
leur sécurité.

OBJECTIFS (AIMS)
L’objectif principal de cette recherche est de cartographier le risque d’accident piéton-véhicule dans
l’agglomération de Montréal afin de comparer ce risque avec la localisation actuelle des brigadiers
scolaires adultes. À une échelle globale, nous élaborons une méthode objective d’aide à la décision qui
s’adresse aux intervenants en sécurité routière.

MÉTHODOLOGIE (METHODS)
Nous postulons qu’il est possible de créer une méthodologie simple que les autorités pourront réutiliser
afin de mieux distribuer les passages brigadiers sur un territoire donné. Nous utilisons la fonction de
superposition pondérée (Weighted Overlay) dans un système d’informations géographique (SIG) comme
principal outil de recherche. Pour atteindre notre but, nous procédons en quatre étapes : structuration
d’une base de données, réalisation d’une superposition pondérée, validation du résultat avec les
accidents réels (piéton-véhicule) et comparaison avec les passages brigadiers existants. Les quatre
variables qui traduisent des facteurs de risque connus sont : la présence d’une artère (volume de
circulation), le nombre de voies (largeur de la rue), la densité de la population (5 à 14 ans) et l’indice de
défavorisation.

RÉSULTATS (RESULTS)
Notre zone à risque élevé (rouge) occupe 4% du territoire, mais représente de loin le plus haut taux
d’accidents aux km2 (44 aux km2). En fonction de notre résultat, nous pouvons confirmer que la
distribution de brigadiers sur l’agglomération est globalement bien répartie. En effet, cette distribution est
corrélée à notre cartographie du risque à l’échelle de l’agglomération. Le quartier qui détient la plus
grande superficie de zone à faible risque est Beaconsfield. À l’opposé, Villeray–Saint-Michel–ParcExtension
est l’endroit où il y a la plus grande surface de zone à risque élevé.

DISCUSSION
L’agglomération de Montréal est un territoire hétérogène. Les réalités de l’Ouest, du Centre et de l’Est de
l’île ne sont pas les mêmes. L’échelle appropriée pour la permutation d’une traverse brigadier est celle de
l’agglomération. Plus l’échelle est globale, plus la relocalisation d’un brigadier est simplifié et optimal.
Avant et après une permutation, il est essentiel de bonifier les résultats de cette méthode par un suivi sur
le terrain avec une grille d’observation, car plusieurs facteurs sur une intersection peuvent venir modifier
une décision.

CONCLUSION
En suivant notre méthode de permutation d’un brigadier de façon strict, nous constatons que les cas
extrêmes sont rares. Nous n’avions pas envisagé que la zone jaune soit aussi importante en superficie.
Pour ces raisons, une nouvelle piste de recherche serait de recommencer cette méthode uniquement sur
le niveau de risque moyen (jaune) pour obtenir des gains.

Mathieu Rancourt, Marie-Soleil Cloutier