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(English) Findings from the Candrive/Ozcandrive Study: Older drivers, cognitive function and self-regulatory driving practices

Nom de fichier FINAL-PAPER-98.doc
Taille du fichier 192 KB
Version 1
Date ajoutée 10 juin 2012
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Catégorie 2012 CMRSC XXII Banff
Tags Session 5C
Author/Auteur Judith Charlton, Sjaan Koppel, Jim Langford, Anita Myers, Holly Tuokko, Shawn Marshall, Malcolm Man-Son-Hing

Résumé

De plus en plus d'études suggèrent que la plupart des conducteurs âgés sont conscients de ces déficits fonctionnels et qu'en conséquence, ils adaptent leur comportement de conduite en fonction du temps, des lieux et des conditions. On a récemment montré que les conducteurs âgés étaient moins disposés à s'engager dans des activités secondaires à la conduite et qu'ils évitent souvent les situations de conduite complexes ou les situations qui demandent un effort cognitif trop important. Ce résultat suggère qu'une partie des conducteurs âgés sont capables de compensations qui leur permettent de limiter leur expositions à des situations de conduite complexes et donc qu'ils peuvent limiter leur risque d'accident. L'étude proposée ici utilise les données à 1 an de de l'étude prospective sur 5 ans Candrive/Ozcandrive sur (n=927) conducteurs âgés, afin d'examiner le lien entre le fonctionnement cognitif et l'utilisation de stratégies de compensation en tenant compte des comportements d'évitement de situations de conduite qui requierent une charge mentale importante ; leur volonté à réaliser des tâches secondaires pendant la conduite ; et le nombre d'accidents qu'ils rapportent. Trois groupes de conducteurs ont été constitués sur la base de leurs performances aux tests cognitifs (Trails B et MMSE) : " groupe faible ", " groupe intermédiaire " (et " groupe fort ". L'analyse de comparaison portait sur les comportements de conduite rapportés entre ces trois groupes. Les résultats préliminaires indiquent un lien significatif entre le fonctionnement cognitif et le pratique de comportements compensatoires qui sont supposés limiter le risque d'accident. Les conducteurs âgés du groupe faible ont significativement plus de chances d'éviter les situations de conduite complexes ou qui demandent un effort cognitif trop important par rapport au groupe fort. Par ailleurs, les conducteurs du groupe faible ont significativement moins de chance de réaliser des activités secondaires à la tâche de conduite comparés au groupe fort. Enfin, le nombre d'accidents rapportés ne diffère pas significativement entre les deux groupes. Ces résultats préliminaires, basés sur des découpages arbitraires (quartiles) des groupes en fonction du niveau cognitif sont en accord avec d'autres résultats de la littérature qui indiquent qu'au moins une partie des conducteurs âgés sont capables des compenser de manière satisfaisante leurs difficultés cognitives, ce qui leur permet de limiter les situations de conduite dangereuses et donc de limiter leur risque d'accident. Il est également important de noter que ces résultats préliminaires sont basés sur des données auto-rapportées par les participants et qu'ils ne représentent qu'un échantillon de la base de données recueillies sur une période de 5 ans. Des analyses complémentaires permettront d'explorer d'autres fonctions cognitives complémentaires, d'autres caractéristiques des conducteurs ainsi que des données issues de situations réelles de conduite.

Judith Charlton, Sjaan Koppel, Jim Langford, Anita Myers, Holly Tuokko, Shawn Marshall, Malcolm Man-Son-Hing