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(English) Drugs and Driving Framework

Nom de fichier CMRSC-Paper-on-Drugs-and-Driving-Framework-Feb-10.pdf
Taille du fichier 227 KB
Version 1
Date ajoutée 10 juin 2012
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Catégorie 2012 CMRSC XXII Banff
Tags Gagnant du prix Dr. Charles H. Miller , Session 6A
Author/Auteur Brian Jonah
Award/Prix Dr. Charles H. Miller

Résumé

Cet article traite du cadre de travail sur la conduite avec facultés affaiblies par la drogue (CCFAD) qui fournit une analyse contextuelle des effets des drogues sur la conduite, ainsi que de l'information sur les recherches récemment réalisées au Canada sur les drogues au volant et sur les activités courantes des secteurs des politiques et des lois, de l'exécution de la loi, de l'éducation et de la sensibilisation publique, de la promotion de la santé et de la technologie qui sont liées aux drogues au volant. Les principales catégories de drogues sont celles du cannabis, des dépresseurs du système nerveux central (SNC), des hallucinogènes, des anesthésiques dissociatifs, des analgésiques narcotiques et des inhalants qui nuisent au rendement du conducteur de différentes façons (p. ex., par la sédation, le manque d'attention, la prise de risques). Les données canadiennes indiquent que les drogues au volant constituent un grave problème de sécurité routière qui fait même concurrence à la conduite avec facultés affaiblies par l'alcool. Des tests effectués par les coroners sur des conducteurs mortellement blessés en 2008 révélaient la présence d'alcool dans l'organisme chez environ 40 % des conducteurs testés et la présence d'une drogue ou plus dans l'organisme chez environ 37 % des conducteurs testés. Ces drogues étaient principalement du cannabis, des dépresseurs et des stimulants. La prévalence des drogues chez les conducteurs mortellement blessés a augmenté de 24 % depuis 2000. En 2010, une enquête routière réalisée en Colombie-Britannique a démontré qu'environ 10 % des conducteurs qui circulaient la nuit avaient pris de l'alcool et qu'environ 7 % d'entre eux avaient consommé d'autres drogues. Le Canada dispose de lois criminelles fédérales et de lois administratives provinciales et territoriales qui s'appliquent aux conducteurs avec facultés affaiblies par les drogues. Les conducteurs soupçonnés de conduire avec les facultés affaiblies par les drogues doivent se soumettre aux épreuves physiques qui sont effectuées sur place par les policiers. Si ces derniers ont des motifs raisonnables de croire que les facultés du conducteur sont affaiblies par les drogues, ils peuvent exiger que des tests plus complets soient effectués par un expert en reconnaissance de drogues (ERD) ayant une formation spéciale et que le conducteur fournisse un échantillon de fluide par voie orale. Plusieurs provinces et territoires ont adopté des sanctions administratives (p. ex., une suspension du permis pendant 24 heures) si le comportement du conducteur démontre que ses facultés sont affaiblies par les drogues ou s'il refuse de subir le test. Bien que les provinces et territoires aient mené plusieurs activités afin de sensibiliser le public au problème des drogues au volant, aucune initiative de sensibilisation majeure et à grande échelle n'a été mise en place en ce qui concerne l'utilisation des médias de masse et des médias sociaux. La plupart des provinces et territoires ont mis en œuvre des programmes d'évaluation et de traitement pour les conducteurs avec facultés affaiblies, mais on ne sait toujours pas si les efforts en cours ont un impact sur les drogues au volant. Plusieurs activités à court terme offertes pourraient être menées par les intervenants en ce qui concerne le problème des drogues au volant.

Brian Jonah