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(English) Drowsy and Distracted Driving: The Perception of Risk among Young Novice Drivers

Nom de fichier cmrsc19_65.pdf
Taille du fichier 107 KB
Version 1
Date ajoutée 7 juin 2009
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Catégorie 2009–CCMSR–XIX–Saskatoon
Tags Session 2B
Author/Auteur Ashlie Nadler, Henry Moller, Mary Chipman

Résumé
Afin de déterminer les risques perçus par les adolescents et les jeunes adultes relativement à la conduite en état de somnolence, aux distractions au volant et à d’autres facteurs de risque, un questionnaire a été remis à 36 participants qui suivaient des cours à une école de conduite à Toronto. Les participants admissibles étaient âgés de 16 à 24 ans et détenaient des permis G1 ou G2 de l’Ontario; c.-à-d. un des deux niveaux de permis de conduire délivrés graduellement. Les répondants ont fourni des renseignements démographiques et ont évalué les perceptions du risque de tomber endormi en conduisant et d’une collision d’un véhicule dans différentes circonstances en attribuant des pointages de 1 à 5 sur une échelle de Likert. Des échelles validées étaient employées pour mesurer la somnolence (échelle de somnolence d’Epworth), la vigilance (test de vigilance de l’hôpital de Toronto) et des symptômes du trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) (partie A de ASRS v. 1.0).
Presque tous les répondants détenaient des permis G1; c.-à-d. le niveau le plus bas dans le système de délivrance graduelle des permis de conduire de l’Ontario. Les perceptions du risque étaient plus élevées lorsqu’il était question de collisions mettant en cause l’alcool (4,75), messagerie alphabétique (4,64) et l’utilisation d’un cellulaire (4,47). Les perceptions du risque étaient moins élevées pour les collisions mettant en cause l’écoute de musique (2,78), ou la conduite après avoir subi un stress au travail ou à l’école (2,81). La sensibilisation au risque de conduire en état de somnolence (2,92) ou de s’endormir en conduisant la nuit (3,17) était également relativement faible, même si les risques perçus d’une collision attribuable à la somnolence et aux distractions au volant étaient plus élevés et équivalents (3,86). Presque deux tiers (61 %) des répondants étaient somnolents sur le plan clinique lorsqu’ils subissaient le test, et un tiers a démontré une baisse de vigilance; 34 % obtenaient des résultats de test « très conformes » au THADA (d’après les promoteurs de l’échelle employée). La fréquence de ces états est considérablement plus élevée que les estimations publiées (P < 0,01) et est particulièrement remarquable puisqu’il s’agit d’un échantillon axé sur la collectivité plutôt qu’un échantillon clinique, et les répondants ne cherchaient pas de traitement symptomatique. Malgré la grande fréquence de somnolence décelée, les participants ne semblaient relativement pas au courant des problèmes de conduite en état de somnolence. Dans le cadre du programme des écoles de conduite, la sensibilisation ou des modifications au système de délivrance graduelle des permis de conduire, pourraient améliorer cette situation.

Ashlie Nadler, Henry Moller, Mary Chipman