Articles de recherche

(English) Driving is perceived as more difficult for lower blood alcohol volume, but performance is not necessarily impaired

Nom de fichier Hegg-Deloye.pdf
Taille du fichier 117 KB
Version 1
Date ajoutée 6 juin 2010
Téléchargé 1 time/fois
Catégorie 2010 CMRSC XX Niagara
Tags Session 1C
Author/Auteur Sandrine Hegg-Deloye, Martin Lavallière, Angelo Tremblay, Normand Teasdale

Résumé

L’alcool a des effets sur la perception sensorielle et la production de réponses motrices. Des études ont déjà montré l’impact de l’alcool sur les performances de conduite pour des niveaux d’alcool sanguin inférieurs à 0.065%. Dans cette étude nous avons testé 12 sujets (20-40 ans) en simulateur de conduite (STISIM Drive 2.0) avec 4 niveaux de bières différents (1 bière placebo à 0.05% de 330ml, puis 1, 2 ou 3 bières alcoolisées à 5% de 330ml). Les tests sont réalisés en simple aveugle sur 4 journées. À chacune de leurs visites, les participants estiment leur sensation d’intoxication ainsi que leur capacité à conduire sur des échelles visuelles analogues (0 à 100mm). Ces échelles sont complétées à trois reprises au cours de chaque visite : à l’arrivée du participant, avant de conduire et après avoir conduit. Après la conduite, le NASA-TLX et l’acuité visuelle (échelle de Snellen) sont évalués. Le NASA-TLX permet d’estimer leur niveau de demande mentale nécessaire pour la réalisation de la tâche de conduite. Les moyennes des niveaux d’alcool sanguin (%) durant la conduite en simulateur augmentent avec le nombre de bières (placebo : 0%, 1 bière : 0.019 ± 0.005, 2 bières: 0.036 ± 0.006, 3 bières: 0.054 ± 0.009; p<.05). Les participants rapportent une augmentation de leur sensation d’intoxication en fonction du nombre croissant de consommation d’alcool (le score maximum d’intoxication est de 10 : 0.08, 1.33, 3.49, and 4.97, pour les conditions placebo, 1, 2 et 3 bières, respectivement; p<.05). Ils rapportent aussi une diminution de leur capacité à conduire (9.74, 8.83, 6.49 and 4.85, pour les conditions placebo, 1, 2, et 3 bières, respectivement; 10 étant la meilleure aptitude à conduire; p<.05). Concernant l’acuité visuelle aucun effet n’est observé en fonction du niveau d’alcool sanguin croissant. Le NASA-TLX révèle une augmentation de la demande mentale totale quand le niveau d’alcool augmente dans le sang (30, 32, 41 et 45 pour placebo, 1, 2 et 3 bières, respectivement; p<.05). Cependant, l’ensemble des performances de conduite ne semblent pas directement affecté. Les participants ne sont pas plus impliqués dans des accidents ni dans des écarts au code de la route quand ils boivent d’avantage de bières. Le contrôle du véhicule en termes de position latérale et de contrôle de la vitesse sont semblables avec ou sans bières. L’augmentation des niveaux d’alcool sanguin est perçue par tous les participants, cependant les effets de cette augmentation ne sont pas directement reflétés sur la conduite malgré que les participants aient trouvé la conduite plus difficile. Ces résultats pourraient être affectées en fonction du contexte social de consommation (ex : sortie entre amis, ambiance de fête) et d’un environnement de conduite plus complexe (ex : neige, nuit, jour…).

Sandrine Hegg-Deloye, Martin Lavallière, Angelo Tremblay and Normand Teasdale