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(English) Crash responsibility of young novice drivers: What difference does graduated licensing make?

Nom de fichier Chipman.pdf
Taille du fichier 69 KB
Version 1
Date ajoutée 6 juin 2010
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Catégorie 2010 CMRSC XX Niagara
Tags Session 2B
Author/Auteur Mary L. Chipman, Christopher Meaney

Résumé

Objet : On a généralement évalué l’efficacité des programmes de délivrance graduelle des permis de conduire (DGPC) en fonction des changements survenus dans les taux d’accidents, en particulier en ce qui concerne les jeunes automobilistes. Ces taux subissent sans doute fortement l’influence de changements correspondants dans les niveaux d’exposition; à savoir le volume et le type de conduite des automobilistes dont le permis est assujetti à différentes restrictions. Une mesure différente, qui consiste à savoir si on peut caractériser le conducteur comme « conduisant bien » ou « ne conduisant pas bien » lorsqu’un accident survient, est moins sujette aux effets des différences d’exposition.
Méthode : On a eu recours aux accidents ayant fait l’objet d’un rapport de police et survenus en Ontario entre 2001 et 2005 impliquant des conducteurs âgés de 16 à 24 ans pour examiner dans quelle mesure ces automobilistes étaient « fautifs » au moment où l’accident est survenu. On a eu recours à l’analyse de régression logistique multiple pour examiner le rapport entre la catégorie de permis de conduire (G1, G2 et G en Ontario), l’âge, le sexe et l’état du conducteur pour savoir s’il « conduisait convenablement ».
Résultats : Les proportions d’accidents causés par l’alcool étaient comparables entre les automobilistes titulaires d’un permis G1, G2 et G. Les résultats de la régression logistique multiple ont révélé des ratios d’incidence approché très élevés pour les automobilistes en état défavorable, que cet état soit dû à la consommation d’alcool, à la fatigue, à un état pathologique ou à une autre cause. En outre, les automobilistes plus jeunes et ceux qui étaient titulaires d’un permis G1 avaient un ratio d’incidence approché ajusté d’environ 1,6 de mauvaise conduite dans ces accidents (P < 0,001). Conclusions : Il se peut que la délivrance graduelle des permis de conduire abaisse les taux d’accidents globaux chez les jeunes automobilistes; toutefois, les accidents qui surviennent à ces automobilistes sont plus susceptibles de mettre en cause des automobilistes plus jeunes et moins expérimentés lorsqu’on constate que ceux-ci ont commis une faute. Sans doute faudra-t- il resserrer les dispositions relatives aux cours de conduite et à l’application des règlements ou les réviser pour la DGPC.

Mary L. Chipman and Christopher Meaney