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(English) An evaluation of Winnipeg's Photo Enforcement Safety Program: Results of time series analyses and an intersection camera experiment

Nom de fichier FINAL-PAPER-83.doc
Taille du fichier 802 KB
Version 1
Date ajoutée 10 juin 2012
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Catégorie 2012 CMRSC XXII Banff
Tags Session 6A
Author/Auteur Ward Vanlaar, Robyn Robertson, Kyla Marcoux

Résumé

But : Cette étude avait pour objet d'évaluer les répercussions du programme de sécurité routière par photosurveillance de Winnipeg sur les excès de vitesse et le passage au feu rouge, ainsi que sur les crashes résultant de ces comportements.

Méthode : Des analyses de séries chronologiques de type ARIMA concernant les crashes liées à l'inobservation d'un feu rouge (crashes à angle droit et crashes arrière) et les crashes liées à la vitesse (crashes avec blessés et crashes avec dommages matériels seulement) se produisant aux intersections ont été réalisées au moyen du nombre mensuel de crashes, de 1994 à 2008. Une quasi-expérience avec caméras d'intersection a également été menée au moyen de données routières sur la vitesse et le passage au feu rouge. Ces données ont été analysées à l'aide d'une analyse de régression logistique.

Résultats : Les analyses de séries chronologiques montrent, pour les crashes liées au passage d'un feu rouge, une baisse de 46 % des crashes à angle droit aux intersections surveillées par caméra, mais une hausse initiale de 42 % suivie d'une baisse de 19 % des crashes arrière. Quant aux crashes liées à la vitesse, les analyses révèlent que l'installation de caméras a été associée à une diminution de 24 % des crashes avec blessés et de 13 % des crashes avec dommages matériels seulement aux intersections surveillées par caméra, tandis qu'on notait une augmentation de 2 % de ces dernières aux autres intersections sans caméra. Selon les résultats de l'expérience des caméras d'intersection, les infractions liées à l'inobservation du feu rouge ont largement diminué après l'installation des caméras. La photosurveillance a également eu un effet protecteur sur le comportement d'excès de vitesse. Par ailleurs, les données portent aussi à croire que ce genre de surveillance serait plus efficace pour empêcher les excès de vitesse graves.

Conclusions : Dans l'ensemble, il semble que le programme de sécurité routière par photosurveillance ait eu un effet positif net sur la sécurité routière dans la ville de Winnipeg. En ce qui concerne l'analyse des séries chronologiques de crashes liées au passage au feu rouge, la conclusion indiquant une augmentation initiale des crashes arrière suivie d'une diminution montrerait que les conducteurs ont rapidement adapté leur comportement à la présence des caméras, ce qui expliquerait la baisse subséquente des crashes arrière. Compte tenu des répercussions positives des caméras d'intersection sur les crashes à angle droit, ces analyses témoignent bien des avantages de la photosurveillance. Par ailleurs, des mesures d'atténuation sont nécessaires pour empêcher une hausse possible des crashes arrière. En ce qui concerne les crashes liées à l'excès de vitesse, d'après les analyses de séries chronologiques, l'installation de caméras de photosurveillance a eu un effet positif. L'expérience montre clairement les avantages de la photosurveillance puisque l'inobservation du feu rouge a beaucoup diminué après l'installation des caméras. Quant aux excès de vitesse, les données laissent croire que la photosurveillance est plus efficace pour empêcher les infractions de ce type en général, mais le seraient un peu moins pour empêcher les infractions graves d'excès de vitesse. Il faudra entreprendre d'autres recherches concernant les effets sur différents types de conducteurs et les répercussions de la conception des intersections, afin d'arriver à mieux comprendre les moyens d'améliorer la photosurveillance. Il faut aussi d'autres études pour bien saisir les aspects particuliers du programme qui sont efficaces et les améliorations possibles.

Ward Vanlaar, Robyn Robertson, Kyla Marcoux